Maison partagée : comprendre le fonctionnement en profondeur

La maison partagée, une solution d’habitat alternatif, gagne en popularité. Ce concept repose sur la mutualisation des espaces de vie et des ressources, permettant à plusieurs personnes de cohabiter tout en bénéficiant d'une certaine indépendance. L'objectif est souvent économique, environnemental ou social :

  • Réduire les coûts,
  • Limiter l'empreinte écologique et
  • Créer du lien.

Le fonctionnement d'une maison partagée repose sur des règles de vie commune établies par les résidents. Chacun dispose d'un espace privé tout en partageant des espaces communs comme la cuisine, le salon et parfois même le jardin. Des réunions régulières permettent de discuter des tâches et de la gestion des ressources, favorisant ainsi une cohabitation harmonieuse.

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Qu’est-ce qu’une maison partagée ?

Les maisons partagées sont des logements destinés aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap. Elles offrent un cadre de vie sécurisant et convivial. Contrairement aux EHPAD, elles permettent de maintenir une certaine autonomie tout en vivant en communauté.

Pour qui ?

  • Personnes âgées : une alternative à l’EHPAD, favorisant l'autonomie et les interactions sociales.
  • Personnes en situation de handicap : des aménagements spécifiques répondant à leurs besoins particuliers.

Les relations entre les résidents et les professionnels de l’aide à la personne, tels que les auxiliaires de vie, sont au cœur du fonctionnement de ces maisons. Ces professionnels assurent une présence rassurante et un accompagnement quotidien.

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Les différences avec les EHPAD

Critères Maison partagée EHPAD
Coût Moins coûteux Plus coûteux
Cadre de vie Convivial et sécurisant Institutions plus formelles
Autonomie Favorisée Réduite

La maison partagée se positionne donc comme une alternative aux établissements traditionnels, offrant un cadre de vie plus humain et moins institutionnel. Les résidents bénéficient d’un environnement adapté à leurs besoins tout en conservant une vie sociale active.

Comment fonctionne une maison partagée ?

Le fonctionnement d'une maison partagée repose sur une organisation bien définie et une équipe dédiée. Les auxiliaires de vie jouent un rôle central. Travaillant au quotidien, ils assistent les résidents dans les tâches de la vie courante : toilette, repas, déplacements. Leur présence assure un environnement sécurisant et convivial.

Les acteurs clés

  • Patricia Fovet, maîtresse de maison chez Ages & Vie, coordonne les activités et veille au bon fonctionnement de l’établissement.
  • Emmanuelle, fondatrice de la Maison Teranga, a conçu un modèle de colocation pour seniors visant à rompre la solitude et à favoriser la vie sociale.

Les organisations comme Ages & Vie et Maison Teranga structurent le quotidien des résidents en offrant des services adaptés. Les maisons sont conçues pour répondre aux besoins spécifiques des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Les résidents partagent les espaces communs tout en ayant des chambres individuelles, garantissant à la fois intimité et communauté.

Les services proposés

Service Description
Aide à la personne Assistance quotidienne par des auxiliaires de vie.
Activités sociales Organisation d’événements et d’ateliers pour favoriser les interactions.
Aménagements spécifiques Adaptations des espaces pour répondre aux besoins des résidents en situation de handicap.

Ces maisons offrent une alternative aux EHPAD, permettant aux résidents de conserver une certaine autonomie tout en bénéficiant d'un cadre de vie adapté et humain. Le modèle de colocation senior, comme celui de la Maison Teranga, met l'accent sur le maintien d'une vie sociale active, essentielle pour le bien-être des résidents.

Les avantages et inconvénients de la maison partagée

Les maisons partagées offrent plusieurs avantages notables. D'abord, elles permettent aux résidents de conserver une certaine autonomie tout en vivant dans un cadre collectif. Cette autonomie se traduit par la possibilité de participer activement aux décisions concernant la maison, de gérer son emploi du temps et de maintenir des habitudes de vie personnelles.

La vie en communauté favorise les interactions sociales et réduit l'isolement. Les résidents peuvent partager des moments conviviaux, organiser des activités communes et bénéficier du soutien mutuel. La convivialité est un atout majeur, améliorant la qualité de vie des résidents.

Toutefois, des inconvénients subsistent. La vie en communauté peut parfois engendrer des conflits ou des désaccords. La gestion des espaces communs requiert une coordination rigoureuse et une bonne entente entre les résidents. Certaines personnes peuvent éprouver des difficultés d'adaptation à la vie collective, préférant une plus grande intimité.

Le coût constitue aussi un point critique. Bien que souvent moins onéreuses que les EHPAD, les maisons partagées peuvent représenter un budget conséquent pour certaines familles. Les aides financières disponibles, telles que l'APL ou l'APA, peuvent alléger cette charge, mais ne couvrent pas toujours l'intégralité des frais.

La sécurité demeure une préoccupation. Bien que des dispositifs soient souvent mis en place pour assurer la sécurité des résidents, la présence d'un personnel permanent, comme des auxiliaires de vie, est indispensable pour répondre rapidement à toute situation d'urgence.

maison partagée

Aides financières et démarches pour intégrer une maison partagée

Pour intégrer une maison partagée, plusieurs aides financières existent afin de rendre cette solution accessible à un plus grand nombre. Parmi ces aides, l’APL (aide personnalisée au logement) et l’ALS (allocation de logement sociale) sont délivrées par la CAF (caisse d’allocations familiales). Ces aides permettent de réduire le coût du loyer.

L’APA (allocation personnalisée d’autonomie) est destinée aux personnes âgées de plus de 60 ans en perte d’autonomie. Elle finance des prestations d’aide à domicile et peut être utilisée pour couvrir une partie des frais en maisons partagées. De même, l’AVP (aide à la vie partagée) vise à accélérer le déploiement de ces structures en France.

Les démarches administratives pour bénéficier de ces aides peuvent paraître complexes. Il est recommandé de contacter la MDPH (maison départementale des personnes handicapées) pour les personnes en situation de handicap. Cette organisation offre des orientations adaptées et des aides spécifiques.

Pour ceux souhaitant intégrer une maison partagée, la première étape consiste à identifier les structures existantes dans leur région. Le cadre législatif, encadré par les lois ELAN et ALUR, assure un cadre de fonctionnement sécurisé et réglementé des maisons partagées.

Les candidats doivent ensuite déposer un dossier d’admission, souvent accompagné d’une évaluation médicale et sociale. Cette évaluation permet de déterminer si le mode de vie en maison partagée correspond bien aux besoins du candidat.